13 agosto 2011

« Sans-titre » ou « Petit garçon perdu »

Il commençait à ressentir ce sentiment de ne pas se sentir, d'accueil et de chaleur tendre en se coulant ; il était éveillé, il le savait.

Comme dans un de ces films qu'il aimait regarder, il ouvrit un œil puis un autre, très lentement et tranquillement, comme si rien dans le monde était plus important que cet acte.

La lumière lui gênait, ce n'est pas qu'il y avait beaucoup de lumière dans la chambre, car il n'y avait guère, la lumière du matin semblait ne pas exister ce jour-là, si pâle qu'elle était, mais il referma les yeux et si vite qu'il semblait les avoir blessés avec une clarté enflammée.

Il se tourna. Il était en face au mur, comme si, même avec les yeux fermés, la lumière pâle le blessait encore, tout embrassé en position fœtale, essayant en vain de reprendre un sentiment de non appartenance, qu'il venait de perdre.

Il se leva et se dirigea vers la fenêtre ...

Non ! Ce serait une hyperbole, imaginer que cela pourrait être considéré comme une promenade, il ressemblait plus à traîner un espace ridiculement minuscule entre le lit et la fenêtre. Et celle, ce matin, montrait un ciel gris foncé et les temps se présentait d'une haleine fraîche et un peu froid, un jour parfait pour boire du café, fumer et ne rien faire.

Après l'étirement, il marcha à pied nu par la maison et en caleçons, il fût à la cuisine pour prendre un café frais dans la cafetière, alluma une cigarette et se dirigea vers le balcon, où il tomba sur la balançoire et se laissa profiter de son temps.

Un esprit détendu lui apporta des souvenirs ... Souvenirs d'une journée un peu comme cela, dont il avait le sentiment de qu'elle était passée y avait beaucoup de temps, comme si dans une autre vie.

- Il était là, à cette même banque, et avec lui, dans ses bras et avec la tête appuyée sur sa poitrine, jouant avec le cordon de son caleçons, ce garçon aux cheveux noirs tombés à plat sur son visage, le teint clair et aux yeux de miel ... -

Ces souvenirs lui firent de petites impulsions électriques lui traverser son corps en lui brûlant tout entière. Il sourit. Ce garçon, son simple souvenir, lui encore émouvait beaucoup, lui fit sentir stupide. Stupide d'amour.

Soudain un coq-oiseau flashé à ses yeux et alla sur les lis du jardinier et cela lui fit se réveiller de ces rêves, légèrement perturbé.

Il se demandait pourquoi il se laissait encore influencer par cela, après tout, tout avait été si longtemps et il n'y avait aucune raison pour qu'il se souvenait du passé, il ne reviendrait pas et il n'en voulait même pas ...

Il se leva, prit plus de café et se rendit de nouveau à être tombé sur la balancelle et ainsi passé la matinée.



Traduction à la langue française par: Jorge Lemos (2011).
Écriture originale: Não-Nomeado ou Menininho Perdido

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